Bouloc : Historique

Vue-bouloc

Bouloc, c’est-à-dire Bon Lieu ou Beau Lieu en vieux français, situé sur la route gallo-romaine le Clermontois, (route allant de Clermont-Ferrand à Bordeaux) est d’inspiration monastique. Il fut, à l’origine, un prieuré séculier dépendant de l’abbaye Bénédictine de Charroux (Vienne).

Apprécié déjà du temps des romains, ce village l’est aujourd’hui par les randonneurs se rendant à St Jacques de Compostelle grâce à sa beauté et son côté authentique.

Bouloc est remarquable en vue aérienne par son aspect en escargot autour de son église.

L’Eglise Saint-Sauveur (en latin, Sanctus Salvador de Bono-Loco), l'église du village, dont l'édifice primitif de style roman remonte au XIIe siècle, respecte le plan bénédictin, c'est-à-dire : trois nefs, transept, abside, semi-circulaire précédé d’une travée droite formant le chœur et absides dans le prolongement des collatéraux.

De ce bel ensemble ruiné pendant la guerre de Cent Ans, il ne reste plus que le chœur et l’abside principale qui fut récemment restaurée et comporte une voûte en cul de four sur bandeau. Au-dessus du chœur s’élève le clocher, tour carrée surmontée d’un petit beffroi en forme de pigeonnier : c’est l’identité visuelle du village.

clocherUn arrêt du mois de mai 1600, rendu par le parlement de Toulouse, attribue l'église à la Chartreuse de Cahors qui en possède dès lors la seigneurie. Le prieuré qui d'ailleurs n'était que d'un revenu de 1500 livres, était propriétaire des cens des autres terres avec plusieurs seigneurs du voisinage. Seuls deux Prieurs de cette église sont connus, à savoir : Pierre de la Claverie, sieur de Rauguières, chanoine de l'église métropolitaine d'Auch en 1633, et Etienne Morel, docteur en Sorbonne, chancelier et chanoine de l'église cathédrale de Cahors, vicaire général et official du diocèse en 1723.

Jusqu’en 1971 Bouloc eut un curé résidant, notamment l’abbé Rigal qui se rendit célèbre dans toute la région par sa fameuse tisane du curé de Bouloc.

Avant 1808, Bouloc faisait partie du département du Lot (46), en effet le Tarn et Garonne n’existait pas encore. Ce fut Napoléon 1er qui, au retour d’Espagne créa ce département en détachant une portion de territoire à chacun des départements voisins.
Le 20 mars 1819, la commune de Saint-Hippolyte a fusionné avec la commune de Bouloc.

Bouloc était bien plus peuplé autrefois, en 1865 il y avait 601 habitants.
Les fermes et bâtisses de Bouloc sont tombées progressivement à l’état de demi-ruines.
Dans les années 1970, l’arrivée d’acquéreurs amoureux des vieilles pierres blanches et de la beauté de la région qui commencèrent à restaurer les bâtisses laissées à l’abandon, l’arrivée de familles attirées par une école maternelle réputée, ont compensé les départs des jeunes vers les grandes villes.
Aujourd’hui la population de la commune est de 230 habitants.